ActualitéAssemblée nationaleDéplacement d’une délégation de la commission DDAT à la COP 26 à Glasgow

November 15, 2021

Une délégation de la Commission du développement durable et de l’aménagement du territoire était présente à Glasgow les 7 et 8 novembre à l’occasion des travaux de la COP 26.

 

C’était l’occasion pour les différents pays de présenter les résultats de leur politique de lutte contre le réchauffement climatique et d’y organiser des conférences à thèmes.

La conférence est également l’occasion pour les parlementaires de nombreux pays, les élus locaux, les syndicats professionnels et de salariés d’échanger sur les politiques environnementales.

Notre délégation a pu très vite faire le point avec la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili sur l’avancée des négociations :

des pays ont pris des engagements en faveur de l’atténuation du changement climatique, par exemple la Nouvelle-Zélande et l’Argentine ;

des pays ont pris l’engagement d’atteindre la neutralité carbone, respectivement en 2060 et 2070 pour l’Arabie saoudite et l’Inde;

80 pays ont pris l’engagement de la réduction de 30% de leurs émissions de méthane par rapport à 2020.

 

L’un des enjeux phares concerne la transparence renforcée de l’action des États (qui figure à l’art. 13 de l’accord de Paris)

A cet égard, Barbara Pompili à estimé que la conférence avait bien progressé sur la transparence demandée aux États lorsqu’ils doivent rendre compte de la diminution de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) et qu’ils doivent remettre leurs contributions déterminées au niveau national (CDN). Les négociateurs travaillent sur un tableau Excel, avec la nécessité pour eux de s’accorder sur les paramètres qu’ils y intègrent pour permettre la comparabilité des politiques.

La ministre a insisté sur l’importance du principe de transparence de l’action des États parties à l’Accord de Paris. L’un des grands enjeux de la lutte contre le réchauffement climatique est de disposer d’outils de mesure et d’analyse de l’impact carbone et des politiques publiques, mais au stade actuel, il convient de déterminer quel degré de flexibilité est donné en la matière aux pays en développement, qui ne disposent pas toujours des moyens de mesurer les taux des gaz présents dans leur atmosphère. Elle a rappelé l’attachement de la France à ce principe, primordial à ses yeux, car il conditionne la crédibilité des COP et oblige les États à être redevables de leurs engagements.

 

La délégation a fait un autre point sur les négociations en s’entretenant lundi 8 novembre, en début de matinée, avec Mme Lola Vallejo, directrice Climat de l’Institut du développement durable et des relations internationales.

Mme Vallejo a souligné l’importance des accords intervenus en première semaine entre différentes coalitions de pays sur le méthane, les forêts, le charbon et la fin du financement des énergies fossiles à l’étranger.

Il convient également de veiller aux initiatives que prennent les entreprises quand elles communiquent sur un objectif de 0 carbone.

Pour Mme Vallejo, si la COP 26 ne devait satisfaire qu’une seule priorité, il s’agirait de garantir l’effectivité de l’article 6 de l’accord de Paris (mécanismes autorisant chaque pays à réaliser des échanges de réduction d’émissions afin d’atteindre son objectif national de réduction) et d’exiger de chaque État qu’il soit redevable de ses actions. La transparence est primordiale pour la crédibilité des COP.

Florent BOUCHEZ

https://www.nadiaessayan.fr/wp-content/uploads/2021/10/nadia_logo-1.png
Copyright @ 2021 - All Rights Reserved.
Nous Contacter
01 40 63 74 68
02 48 53 80 88
Assemblée nationale - 126 Rue de l’Université 75355 Paris 07 SP
Comment pouvons-nous vous aider?

Nous sommes ici à votre service. Si vous pensez qu’il existe un moyen de vous fournir l’aide appropriée dont vous avez besoin, n’hésitez pas à nous contacter.